La 2CV de Jean DAGONET

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La 2CV de Jean DAGONET

Message  Admin le Mar 20 Mai - 23:30

Bonsoir Smile

Dans un premier temps, Jean Dagonet "Le Sorcier de Faverolles" s'intéresse au moteur de la 2 CV pour en améliorer ces performances, puis il s'attaque à l'esthétique de la voiture elle même.
Les premiers modèles conservent la capote d'usine jusqu'en bas des feux arrière, pour finir avec un toit d'acier incorporant une malle. Sa vitesse maximale était de 100 km/h…


En voici tout d'abord le modèle 1956... réduit au 1/43e :





...

Sylvain study


Dernière édition par Admin le Mer 21 Mai - 0:49, édité 1 fois
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Re: La 2CV de Jean DAGONET

Message  Admin le Mar 20 Mai - 23:36

...
Sur cette série de photos d'époque, il est intéressant de noter les différences entre le modèle de base bâché, et sa transformation :










A suivre...

Sylvain study
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Re: La 2CV de Jean DAGONET

Message  Admin le Mar 20 Mai - 23:40

...
Ici, d'autres variantes de cette brave Deudeuche :







Amicalement,

Sylvain study
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Re: La 2CV de Jean DAGONET

Message  Admin le Mer 21 Mai - 0:48

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Voici un article paru dans L'automobile en 1956, et écrit par Claude Vogel, intitulé La 2 CV Dagonet choque... étonne… séduit !!

* * * * *


Nous avons essayé la voiture de Jean Dagonet. Cette voiture, les rallymens la connaissent bien. Pour les lecteurs non initiés, précisons qu'il s'agit de cette 2 CV Citroën à l'allure tout à fait personnelle qui, lors de la plupart des épreuves sportives des dernières années, s'est affirmée comme une étonnante voiture de sport aussi extraordinaire que la choie puisse Paraître. Au volant de cette voilure, Jean Dagonet s'est mène permis " d'écœurer " bon nombre de concurrents pilotant des véhicules plus puissants.
étonne..
Au dernier Salon de l'Automobile, le constructeur de Faverolles (Marne) offrait, pour 730.000 francs, un coupé 2-4 places en plastique qui ne manquait pas d'allure. Mais nous tenions par-dessus tout à prendre en mains la voiture personnelle du constructeur, car il s'agit d'une sorte de laboratoire roulant qui a subi toutes les expériences qui ont permis la mise au point définitive du moteur D. F. Ce moteur existe en deux versions : 425 cm² et 435 cm², toutes deux issues en ligne directe du moteur 2 CV Citroën de série.

Tout carme le coupé présenté au Salon, la voiture que nous avons essayée était pourvue d'une carrosserie en plastique qui, elle aussi, fut entièrement construite sur des éléments de 2 CV. Encore la voiture qui nous fut confiée n'était-elle pas un prototype, puisque de nombreux exemplaires circulent en France. l'écurie Orléans et l'écurie Lorraine en particulier utilisent plusieurs 2 CV Dagonet pour le plus grand bien de leurs palmarès. Au moment où nous avons pris cette voiture en mains, elle accusait plus de 60000 km.

La voiture Dagonet dont nous disposions, était équipée d'un moteur 435 cm². Ses caractéristiques techniques sont proches de celles du moteur de série. Le rapport alésage - course, par exemple, est de 66,9 x 62 mm. ; avec un taux de compression de 8,3, cette mécanique développe 19 ch à 5.000 t-m. Le régime maxi de ce moteur se situe à près de 6.000 t-m. L'embiellage est revu et corrigé et les chemises d'origine sont remplacées par des chemises chromer, spécialité de la marque. Le moteur D. F. est alimenté par un carburateur double corps Zenith 32. monté sur une tubulure d'admission spéciale. Dagonet a conservé sur cette voiture le réservoir d'essence d'origine, qui a une contenance de 20 litres. Mais une pompe électrique montée à demeure dans le coffre arrière, peut, à tout instant, envoyer au carburateur (essence qu'elle puise dans un jerrican).

Les tubulures d'échappement sont également une fabrication maison. Quant au système d'échappement, il ne subsiste plus qu'un pot sur les deux qui figurent sur la 2 CV d'origine et les gaz y passent à peu près librement au détriment certes, du silence. Le graissage se fait sous pression. Le radiateur d'huile de série est conservé. Ainsi que le carter de 2 litres. L'allumage est assuré par un rupteur électrique ; mais cette voiture est équipée de deux batteries 6 volts 50 ampères-heures : on peut passer à volonté de l'une à l'autre par le simple jeu d'une tirette, ce qui, en rallye, présente une sécurité quasi indispensable.

L'embrayage est du type monodisque à sec. Le dispositif d'embrayage semi-automatique centrifuge est supprimé. La boîte de vitesses est celle qui équipe les voitures de série. L'étagement des quatre rapports est satisfaisant et chacun d'eux monte suffisamment haut. La position du levier de vitesses sur le planche de bord est conservée. mais il est sur cardan voiture rigoureusement exempt de vibrations. La transmission attaque les roues avant, mais les cardans sont équipés de joints Glaenzer homocinétiques qui évitent à la voiture de hoqueter en virage.

La direction est à crémaillère comme sur les productions du quai de Javel ; le rayon de braquage est, là aussi de 5 m 50.

C'est a dessein que nous avons qualifié ce moteur de a pétillant. En effet, il t tut beaucoup d'imagination pour reconnaître en lui un 2 CV Citroën. Les accélérations sont franches, les reprises honorables. Quant à la vitesse de pointe, elle est sur l'anneau de vitesse de Montlhéry. de 104 km.246 ; sur route plate, elle dépasse 110 km.-h. ; des moyennes de 90 km.-h. sont réalisées en toute quiétude. Le conducteur sportif pourra se permettre de réaliser des moyennes encore supérieures, garce à l'extraordinaire stabilité de cette voiture en virage. A l'approche d'une courbe, il n'est point nécessaire de lever le pied, quelle que soit la vitesse acquise et sur des routes sinueuses, on n'éprouve plus du tout l'impression d'être un gêneur ; bien au contraire, on regrette la relative lenteur des autres véhicules.

Nous avons pris livraison de la 2 CV Dagonet à Faverolles même et par chance, ce jour-là, la route était rendue extrêmement glissante, car recouverte de pulpes de betteraves. De plus, il pleuvait abondamment. Ceci nous a permis de mettre à contribution la tenue de route de la voiture. Or, l'une des principales qualités de la Dagonet est qu'elle conserve sa stabilité quelle que soit la vitesse sur tous les revêtements. II est vrai que le centre de gravité, particulièrement bas, ne pouvait qu'ajouter encore à la tenue de route légendaire de la 2 CV. Par ailleurs, la suspension d'origine est bridée par deux amortisseurs Koni montés longitudinalement, ce qui supprime à peu prés complètement les mouvements de roulis et de tangage. En virage serré seulement, la caisse prend une inclinaison importante ; encore le retour à la normale s'opère il très rapidement. Au bout de quelques kilomètres, on se sent parfaitement à l'aise au volant de cette voiture et l'on en vient à réaliser d'authentiques prouesses sous le regard médusé des autres automobilistes.

Quant à la consommation, elle est augmentée certes, mais dans des limites tout à tait raisonnables, puisqu'à près de 80 km.-h. de moyenne sur un circuit particulièrement tourmenté, elle n'excède pas 8 litres aux 100 km.

Nous pensons donc sincèrement que la 2 CV Dagonet, outre qu'elle est une voiture de rallyes consommée (ses performances et les moyennes réalisables correspondent très exactement aux exigences actuelles des règlements sportifs) es', aussi une voiture de tourisme tout à fait valable et en tous cas extrêmement agréable a conduire. En ville même, elle est suffisamment souple, mais aussi suffisamment puissante pour qu'il ne soit plus nécessaire de garder constamment la main sur le levier de vitesses ; sa maniabilité enfin lut permet de se faufiler entre les autres véhicules avec beaucoup d'aisance. Tout au plus la direction gagnerait-elle à être plus souple.
Les freins qui équipent la 2 CV D. F. sont les freins de série ;leur efficacité n'est pas critiquable. II est pratiquement impossible de les prendre en défaut aussi
prolongé que soit l'effort qu'on leur impose. Le frein à main est réglé avec beaucoup de précision et immobilise réellement la voiture à l'arrêt- Son cliquet est renforcé et on peut lui accorder une confiance presque absolue.

Une Ligne très personnelle une structure robuste.

Nous livrons en vrac quelques réflexions émises de part et d'autre par des curieux qui considéraient la 2 CV Dagonet : jolie .. originale... bizarre... ridicule !
Jolie, certes pas, mais le but du constructeur n'était pas non plus de réaliser une voiture de luxe. II tenta à l'origine une expérience qui s'avéra fructueuse d'où .l'esthétique était complètement exclue.
Originale, incontestablement. II s'agit en effet d'une carrosserie surbaissée, entièrement réalisée en polyesters stratifiés, édifiée, nous le répétons, sur la plate forme strictement de série de la 2 CV Citroën. Une telle tentative supposait au départ une belle dose d'optimisme et d'originalité.

La voiture que nous avons essayée avait un passé sportif chargé ; sa carrosserie ne paraissait pas avoir souffert des mauvais traitements qu'on lui avait fait subir. Elle était en tous cas rigoureusement exempte de bruits para3ites.
Bizarre si l'on veut, mais il faut admettre alors que tout ce qui s'éloigne des canons officiels, des us et coutumes est bizarre
Ridicule, absolument pas. Mats il faut dire à la décharge des personnes qui émettaient cette opinion, qu'ils ignoraient qu'il s'agissait d'une 2 CV Citroën et que, lorsqu'on le leur apprenait, ils changeaient immédiatement d avis.
Pour notre part, la 2 CV Dagonet nous a séduits tant par ses performances que par l'originalité et la robustesse de sa structure.
Dagonet a eu enfin le bon esprit de conserver les 4 places véritables de la 2 CV Citroën, ainsi que son vaste coffre arrière.
Quant à l'aménagement intérieur, il
était sur cette voiture de rallye extrêmement complet, trop complet même pour une voiture d'usage courant tant il est vrais qu'un conducteur moyen n'éprouve pas le besoin d'utiliser un laboratoire roulant. Ce laboratoire-là était en tous cas fort bien conçu.

CONCLUSION

Les voitures de petite cylindrée ont de tous temps excité l'imagination des inventeurs et ont donne naissance à une floraison de transformateurs de tous crins. La 2 CV Citroën n'a pas échappé a ce destin, elle qui par destination, semblait devoir échapper a toute tentative de gonflage. Cet essai nous a convaincus que Jean Dagonet a réussi dans sa tâche... lui sans qui les 2 Cv ne seraient que ce qu'elles sont.


* * * * *


Je dois cet article au Site officiel des Canards Sauvages - 2CV Club que vous retrouverez à :

http://www.chez.com/lescanardssauvages2cvclub/


Bonne promenade Wink

Sylvain study
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